Installation médecin :Quels sont les conditions pour bien s’instaler en tant que médecin ?

 

Pour démarrer son activité de médecin, il faut au préalable installer son cabinet médical. Cette opération suscite cependant de nombreuses interrogations notamment concernant les démarches et conditions nécessaires à l’ouverture de son local de profession. Pour vous aider à réaliser ce projet, retrouvez ci-dessous les points à observer pour réussir votre installation.

Effectuer le choix du secteur

Cette condition s’impose au médecin conventionné. En effet, celui-ci a la possibilité d’opter pour l’un des deux secteurs disponibles dont le choix est obligatoire à la première installation. Il s’agit des secteurs 1 et 2. Le premier concerne le tarif appliqué pour lequel le médecin bénéficiera d’une réduction de la caisse d’assurance maladie. Le second autorise des dépassements d’honoraires qui ne sont possibles que sous autorisation de la caisse primaire d’assurance maladie.

Trouver votre implantation

Plusieurs possibilités se présentent ici au médecin en quête d’un local pour l’installation de son établissement. En effet, s’il le souhaite, il peut domicilier ses activités chez lui ou opter pour la location ou l’achat d’un local professionnel. Ou outre, il peut utiliser le cabinet d’un autre médecin en remplacement de celui-ci. Il lui faudra dans ce cas procéder au rachat de la patientèle de ce dernier. Par ailleurs, il est recommandé au praticien d’effectuer des remplacements avant l’installation définitive afin de s’enquérir de la situation véritable de l’implantation.

Rédiger un plan financier

La réaction d’un plan financier est importante pour l’installation médecin. Cette condition est très indispensable lorsque le professionnel devra approcher un établissement financier pour solliciter des fonds nécessaires à son installation. Il lui faudra alors fournir un document répertoriant les investissements essentiels au démarrage, les prévisions relatives au chiffre d’affaires ainsi que les charges courantes. Par ailleurs, les investissements de démarrage devront entre autres inclure :

  • Dans le cas d’une location : le dépôt de la caution suivi des frais d’agence,
  • S’il s’agit d’une reprise : les frais couvrant le prix de l’acquisition du droit de présentation et autres,
  • L’achat du matériel médical, informatique et du mobilier.

Il lui faut aussi prévoir les principales charges fixes afférentes au fonctionnement de son cabinet. On relève à cet effet les charges salariales, locatives et sociales, les cotisations professionnelles obligatoires, les impôts et taxes. Interviennent en outre l’énergie, les télécoms, les abonnements, etc.

Au surplus, le praticien est tenu de souscrire à différents types d’assurances parmi lesquelles : l’assurance responsabilité civile professionnelle, l’assurance responsabilité civile et l’assurance complémentaire prévoyance.

Opter pour un statut juridique

Pour asseoir son activité, le professionnel a besoin de disposer d’un statut juridique pour travailler en conformité avec la législation en vigueur. À cet égard, il aura le choix entre différents statuts selon qu’il exerce seul ou en association. Dans le premier cas, il pourra opter pour la SELURL, SELASU ou l’exercice libéral BNC. Lorsqu’il officie avec des collègues, il pourra se constituer en une SCM, SELAS, SCP et SELARL.

Les autres formalités obligatoires

Celles-ci sont toutes aussi importantes pour le démarrage des activités du médecin. Ainsi, il devra faire enregistrer son diplôme à l’Agence régionale de santé et s’inscrire à la CARMF. Il devra aussi se faire enregistrer au Centre de formalités des entreprises et à l’Ordre des médecins.